1815, Napoléon a perdu à Waterloo et est exhilé vers l'ile perdue de Saint-Hélène. C'est la Restauration. Les nobles reviennent en force avec leur pouvoir et leurs privilèges.
En Dordogne, règne sur toute une règion le Comte de Nansac. Un homme sans coeur et sans pitié.
Alors quand un chien vient perturber sa chasse, il envoit ses hommes l'abattre. Et je hais ces moments de la vie où en quelques secondes tout bascule et où ce qui ressemblait au bonheur sombre dans le chaos. La balle qui doit tuer le chien ricoche sur la mère, le père se défendant tue l'un des soldats. L'autre s'enfuit. Dans une contrée sans justice, le père devient un hors-là-loi et finira rapidement (enfin une demie-heure de film quand même!) au bagne, où il mourra en tentant de s'échapper. Nouvelle qui causera la mort de chagrin et de froid, de son épouse.
Reste un enfant, Jacquou, avide de vengeance.
Une bonne dizaine d'années plus tard, l'enfant est devenu, grace aux soins d'un prètre et à l'amour d'une jeune fille, un beau jeune homme. Mais le Comte rode toujours préparant ses méfaits à venir. Quant à sa fille, elle est amoureuse de Jacquou depuis qu'il l'a sauvée d'une mort certaine dévorée vivante par des cochons afamés (après avoir voulu l'y soumettre). L'intrigue est en place...
Bon, évidemment, c'est pas d'une originalité folle. Mais c'est bien fait, la partie enfance étant un peu trop longue (et 2h30 de film !! quand même). Les seconds rôles sont excellents: Marie-Josée Croze (que je veux voir encore plus au cinéma), Olivier Gourmet (à l'opposé de Pars vite et reviens tard), même Tchéky Karyo (qui nous a pourtant habitué à des horreurs!) en tête. Les jeunes demoiselles très jolies, la blonde et paysanne Judith Davis et la brune et intriguante Bojana Panic. La musique répétitive tout à fait supportable (surtout que la chanson de Mylène Farmer, à la bonne idée, de n'être qu'en toute fin de film).
Un film d'aventures comme on en fait plus, tout à fait détendant...
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